samedi 20 octobre 2007

Alos Chérie, Tu Vas Prendre Ton Plaisir Toute Seule Ce Soir

Il y a quelques jours de cela, j'ai fait une grande découverte. La poésie de Baudelaire transpire la sensualité. Baudelaire, il m'offre un verre, je dis oui sans hésitations. Je serai Jeanne. Au lieu de ça, moi je tombe sur des vieux dégueux, des Bukowski sans ce qui fait que Bukowski était Bukowski. Alors qu'il y a le vieil anglais canon à ma droite, le vieux beauf de gauche me parle. Bourré et pervers. Du rêve en chair et en os. Non baby, je rentre pas avec toi ce soir, je retrouve mon père. Offre-moi des fraises tagada, on boira du Martini ensemble. Note décousue et ivre. Serre-moi, j'ai la tête qui tourne et les jambes qui tremblent. On ira à Saint Petersbourg, tu verras. Ce sera bien. On ira aussi en Irlande, on se couchera dans un pré et on regardera les étoiles. Les vraies. D'ici, seule l'étoile industrielle brille. De ma fenêtre, on ne voit que la grue. On ira dans les champs et on chantera David Bowie. Quand on aura fini et que nos voix seront brisées, on restera là, en silence. T'es malpolie. Et? Viens, on va chez toi. Je veux pas. Envole toi avec moi aux pays des cowboys, tu seras le shérif et moi l'étoile. Alors Chérie, tu vas prendre ton plaisir toute seule ce soir? Dis-moi que tu m'aimes. On errera dans les rues à n'en plus finir et quand nos jambes n'en pourront plus, on se couchera sur les trottoires. T'es qu'une salope. Dis pas ça. J'ai faim. Avoue que je t'ai bien baisée? Avale la fumée. Souffle. Inhale. Exhale. Yeah Baby, come to me. Et laisse ta femme please. Remplis mon verre, je peux pas. Pas encore. J'ai les paupières lourdes. C'est tout pour ce soir. Avoue que je t'ai baisé. Chéri, tu prendras ton plaisir tout ce seul ce soir baby.

Sans Queue Ni Tête

Samedi 6 Octobre 2007...Rosheim (c'est pas über-hype à dire, j'avoue)
Il est 17h44, je dois rendre une dissertation d'histoire sur la tyrannie dans le monde grec aux VII et VI siècles avant notre ère dans environs 46 heures et 35 minutes. Profitant du fait que nous sommes entre nous, je t'avouerais que je n'ai encore rien fait. Non rien, enfin j'ai bien lu un peu mais je n'ai même pas encore abordé les ouvrages se focusant sur Sparte et Athènes. Je me sens toute légère, libérée d'un poids...Je n'avais encore révélé ça à personne...En effet, je ne me sens pas l'arrogance d'aller assener ce genre d'information à mes petits camarades hypokhâgneux...Souvent je pense qu'on est tous les mêmes et que personne n'avoue ne rien faire aux autres (on verra si je trouve mieux en me relisant) et qu'on est tous dans la même merde finalement. Peut-être pas en même temps...Ça m'étonnerait quand même que C. (j'ai décidé de préserver l'anonymat des gens) bilingue latin-grec-français (un vrai petit gaffiot...mon dieu, même mon humour a été contaminé...) replonge dans un blog 46h35 avant la remise de sa copie. En même temps, pariant sur le fait qu'il l'a probablement déjà finie, pourquoi pas...C. (ou affilié) si tu passes par là et que tu t'ennuies (je ne me sentais pas la force de mettre parce que tu t'ennuies), j'ai un cadeau pour toi IBI.

Enfin, n'allez pas croire non plus que je ne fais RIEN!Ce serait une énorme méprise. Pas plus tard que cet après-midi je suis allée acheter une anthologie de la poésie française et j'ai lu (non pas l'anthologie, je n'allais pas faire preuve de zèle non plus, j'ai lu ELLE) et j'ai loué un film. C'est là que si t'es logique et que t'as déjà compris que j'étais en hypokhâgne et pas en fac de cinéma (je n'ai rien contre les facs de cinéma, c'est juste qu'a priori, en hypokhâgne on s'en fout un peu que tu regardes des films, eh oui toi, tu lis (nan t'as pas compris je crois, repose ce ELLE tout de suite, tu lis des classiques(si tu comprends ce que tu lis c'est que c'est pas un classique-ou que c'est moi qui l'ai écrit- et là tu te demandes sérieusement pourquoi je fais ce que je fais. Je sais que comme ça, à première vue, on dirait pas...mais j'aime Racine (sans rire)) et après, ça devient tellement tes FRIENDS - les classiques je veux dire, je sais pas à qui d'autre tu aurais pu penser mais on sait jamais (je suis sympa, je t'aide parce que là tu dois vraiment être perdu) - qu'après tu peux appeler Chateaubriand René...Ça fait rêver...)

Revenons en à nos otaries, tu te demandais en quoi ce film va m'aider, ou peut en tout cas servir de preuve de ma non-fainéantise...Eh bien vois-tu, le film que j'ai loué c'est déjà un film über-smart à la base (tu ne sais pas forcément que je regarde au moins quatre épisodes de Friends par jour) et qu'en plus je vais le regarder en anglais (là comme à présent tu sais que je regarde quatre épisodes de Friends par jour tu vas me dire "tu te fous de la gueule de qui?tu regardes 1h20 d'anglais par jour" et moi je te réponds que c'est pas du tout pareil...Ecouter des américains parler c'est reposant, écouter des irlandais -tu ne savais pas encore, je te pardonne, je ne t'ai pas encore dit ce que j'allais regarder - c'est difficile, ça peut mettre toutes tes croyances en doute - (je vous mettrai bien des crochets pour changer mais je ne les trouve pas sur mon clavier) ça me rappelle qu'une fois, j'étais à une conférence de l'ambassadeur irlandais qui était venu nous raconter la chute de l'USSR (ne cherche pas à comprendre pourquoi un irlandais) et qu'il avait un accent irlandais tellement étrange que j'ai cru que l'anglais c'était pas sa langue maternelle et qu'il avait été naturalisé (jusqu'à ce qu'A. me dise que c'était un accent d'Irlande du Nord...obviously) enfin, tu n'as sûrement pas compris ce que je viens de te raconter mais le but c'était juste de dire que l'irlandais c'est dur.


Là, je fais une pause et je vais me relire.

Je me suis relue et comme je le craignais, je fais pas beaucoup de sens...Et t'as probablement raison, ça sert à rien que j'écoute des Irlandais parler, je compte pas avoir l'accent irlandais un jour et en plus je les comprends déjà. Tout effort pour être forte en anglais m'est absolument inutile (non attends, je suis pas en train de te dire que je suis über-bilingue) puisque de toute façon, mon prof me déteste (petite pensée pour lui...Ecoute c'est pas ma faute si toute ta vie t'as galéré pour avoir un accent décent, je te nique je te nique, c'est comme ça. Et puis si en plus t'as pas beaucoup de vocabulaire c'est pas ma faute, certains mots sont polysémiques (regarde ta feuille Updike (oui il aime donner des noms à ses fiches de vocabulaire) )c'est comme ça. et un dernier conseil, l'humour anglais s'arrête pas à Monty Python...) Ouais, vous avez dû comprendre qu'on s'aime pas (c'est une litote, en vrai, je le hais et je pense que c'est réciproque) et que j'ai envie de lui arracher son crâne chauve chaque fois qu'il dit "exposé" merde, presentation ça existe et BY THE WAY, jury en anglais ça veut pas dire ce que tu crois, alors essaie board of examiners pour voir.

Je sais plus où j'en étais avec mes paranthèses donc je les ferme toutes.

mardi 10 avril 2007

Last Post On The Bugle

Quelle sortie à ton image ! Tu n’as jamais été aussi pathétique. Quoique. Tu as raison, je suis peut-être, probablement même, la personne la plus pourrie qu’il t’ait été donné de connaître…Tu m’en vois charmée. J’ai toujours eu une sorte d’affection pour les gens pourris, me dirent qu’ils mourront quand leur âme sera au plus bas d’une déchéance qui n’a point connu le repos m’a toujours fascinée au plus haut point. Je suis égoïste et pourrie, crois-tu m’apprendre quelque chose ? Je viens de perdre un ami. Et alors ?Crois-tu seulement que je vais te pleurer ?Je te perds sur une note joyeuse, tu m’as distraite le temps de la lecture de ton dernier mail, je ne puis t’en être plus reconnaissante. Des amis, j’en aurai d’autres. Et puis un jour, quand les gens normaux ne voudront plus de moi, j’irai déchoir un peu plus, avec des êtres un peu plus pourris que moi encore. Soit. J’espère bien que tu n’auras jamais vent de ma mort, et quand bien même tu l’apprendrais, tu peux t’en réjouir sans problème, je suis tellement au dessus de tout ça. Ris, cours, festoie, organise une orgie en mon honneur. Déteste-moi, haïe-moi, adore-moi, tout cela m’indiffère. Enfin non, tandis que je t’aurai oublié, je te pourrirai encore un peu. N’est-ce pas là la dernière joie qu’il puisse rester à mon égoïsme colossal?Si je t’ai humilié ?Je n’en suis pas même désolée. Sur cette dernière expression de mes sentiments les plus pourris, je te laisse avec une dernière image que j’espère à la hauteur de mon éternelle immondice …